<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><!-- generator="b2evolution/1.8.2" -->
<rdf:RDF xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"					xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
		<channel rdf:about="http://blogs.monlegionnaire.com/index.php?blog=43">
			<title>Khlod</title>
			<link>http://blogs.monlegionnaire.com/index.php?blog=43</link>
			<description></description>
			<dc:language>fr-FR</dc:language>
			<admin:generatorAgent rdf:resource="http://b2evolution.net/?v=1.8.2"/>
			<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
			<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase>
			<items>
				<rdf:Seq>
									<rdf:li rdf:resource="http://blogs.monlegionnaire.com/index.php?blog=43&amp;title=title_43&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1"/>
								</rdf:Seq>
			</items>
		</channel>
		
		<item rdf:about="http://blogs.monlegionnaire.com/index.php?blog=43&amp;title=title_43&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1">
			<title>La Commune (Paris 1871)</title>
			<link>http://blogs.monlegionnaire.com/index.php?blog=43&amp;title=title_43&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
			<dc:date>2007-11-11T19:41:26Z</dc:date>
			<dc:creator>khlod</dc:creator>
			<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
			<description>

1871, la Commune. 

Episode majeur de l'histoire fran&#231;aise et, n'ayons pas peur des mots, de l'histoire mondiale.  En effet, cet &#233;v&#232;nement eut un impact consid&#233;rable sur les consciences politiques de l'&#233;poque, et plus encore sans doute sur l'inconscient collectif politique qui a travers&#233; le XXe si&#232;cle jusqu'&#224; nous.

Episode n&#233;anmoins m&#233;connu, car finalement, que savons-nous de la Commune ? Les manuels d'histoire ne sont gu&#232;re prolixes &#224; ce sujet, et on en retient rarement plus que l'id&#233;e d'une poign&#233;e d'illumin&#233;s parisiens montant une utopie vite r&#233;prim&#233;e dans le sang, au sein d'un pays &#224; genoux apr&#232;s la guerre franco-prussienne.

Ce n'est donc que justice qu'un film, h&#233;las assez confidentiel, soit aujourd'hui consacr&#233; &#224; cet &#233;v&#232;nement. Et quel film !

Celui-ci s'ouvre sur une d&#233;claration de son r&#233;alisateur Peter Watkins, &#224; qui l'on doit "La bombe", "Punishment Park" ou encore "Edvard Munch". Le pauvre cin&#233;aste, dont l'oeuvre est orient&#233; vers le pacifisme et le m&#233;lange fiction / documentaire, s'excuse presque d'avoir fait financ&#233; son film par une maison de production li&#233;e au groupe Lagard&#232;re, lequel contr&#244;le notamment les armements Matra... et le r&#233;alisateur de d&#233;noncer les int&#233;r&#234;ts que peuvent servir les m&#233;dias.

Cette critique se d&#233;roule d'ailleurs tout au long du film, dans lequel Watkins n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; introduire un flagrant anachronisme pour mieux faire le lien entre les pr&#233;occupations des Communards et nos pr&#233;occupations : une &#233;quipe de t&#233;l&#233;vision couvre en effet les &#233;v&#232;nements du c&#244;t&#233; de la Commune, tandis que la t&#233;l&#233;vision versaillaise sert la propagande du gouvernement de Thiers.

C'est la version courte qui nous est propos&#233;e en ce moment au cin&#233;ma : 3 h 30 (la version non commerciale durant 5 h 45) ! Watkins est en effet le pourfendeur du "monoforme" qui est notre routine audiovisuelle ("Un espace fragment&#233;, des rythmes r&#233;p&#233;titifs, une cam&#233;ra en mouvement perp&#233;tuel, un montage saccad&#233;, un bombardement de sons denses et agressifs, et un manque de silence ou d'espaces de r&#233;flexion."). Son film est d'ailleurs entrecoup&#233; de nombreux cartons invitant &#224; la r&#233;flexion sur la correspondance des &#233;v&#232;nements de l'&#233;poque avec la n&#244;tre, et de pr&#233;cisions historiques qui gagneraient &#224; &#234;tre plus connues.

On y souligne notamment la r&#233;volte des Kabyles qui eut lieu en Alg&#233;rie au m&#234;me moment que la Commune, et r&#233;prim&#233;e avec une cruaut&#233; peut-&#234;tre encore plus pouss&#233;e. Le r&#233;cit en est relay&#233; par les acteurs qui incarnent les spahis envoy&#233;s au casse-pipe pendant la guerre contre la Prusse, alors qu'ils n'&#233;taient destin&#233;s qu'&#224; assurer des missions sur le territoire alg&#233;rien.

Profitons-en pour glisser un mot sur les acteurs. Comme &#224; son habitude, Watkins n'a pas employ&#233; de professionnels. De nombreuses sc&#232;nes &#233;tant tourn&#233;es en longs plans-s&#233;quences, il en r&#233;sulte parfois des bredouillements et des approximations du discours qui ne font qu'ajouter &#224; une sorte de r&#233;alisme d&#233;cal&#233; des personnages du mis&#233;reux peuple de Paris de la fin du XIXe. Ces personnages s'expriment bien souvent avec des termes contemporains, toujours pour nous renvoyer aux probl&#233;matiques communes qui furent les leur et qui sont toujours les n&#244;tres. De nombreux passages du films sont d'ailleurs clairement des "causeries" entre des acteurs forts document&#233;s sur le background, qui prolongent le dialogue entre l'&#233;poque de la Commune et le d&#233;but du XXIe si&#232;cle.

Bref, ce film est un m&#233;lange d&#233;tonnant, &#224; la fois fiction-documentaire et making of, reconstitution tout aussi anachronique que fid&#232;le de la Commune, et r&#233;flexion sur une &#233;poque ouverte par cet &#233;v&#232;nement mais qui est encore la n&#244;tre finalement.

Il ne plaira peut-&#234;tre pas aux fans de "Need For Speed", mais si vous aimez l'histoire, si vous &#234;tes cin&#233;phile ou si vous vous sentez tout simplement citoyens, allez le voir (si vous trouvez une salle le projetant pr&#232;s de chez vous !).</description>
			<content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded>
		</item>

		</rdf:RDF>
