Florennes

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Catégorie: Arts et littérature

Nov 28
Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Fred.

J’ai appris ce jour le décès de Fred Chichin, la moitié des Rita Mitsouko.

J’en suis tout retourné, ce groupe ayant bercé ma jeunesse, mon adolescence et ma vie actuelle. C’est un des grands noms de la scène rock française qui s’en va, par la petite porte, et trop tôt. Il est parti, emporté par la même maladie que celle qui les avait rendu célèbres, Marcia Moretto. C’est le cancer qui à son tour l’a pris sous son bras.
La vie est cruelle, mais comme il le chantait si bien « C’est comme ça ».
Adios, puisse ta musique te survivre.

Jul 30
Les derniers monstres sacrés…

Aujourd’hui, maman est morte le cinéma est en deuil. Deux des derniers monstres sacrés du septième art nous ont quittés : Michel Serrault et Ingmar Bergman.

Rendons leur l’hommage qui leur est dû. Chacun à leur manière, ils ont apporté leur pierre à l’édifice cinématographique, l’un par le jeu d’acteur, l’autre par l’art de la réalisation.

Ce qui me chagrine le plus, c’est qu’à ce train là, des monstres sacrés il n’y en aura bientôt plus. Mais que fait la police ? Où sont les nouveaux monstres sacrés ? Qui est responsable du renouvèlement ? Comment se reproduisent les monstres sacrés ?

Après James Dean, Marilyn Monroe, Charlie Chaplin, Jean Gabin, Simone Signoret, Yves Montand, Fernandel, Bourvil, Louis de Funès, Jean Marais, Alain Delon et Fabrice Luchini, qui sera le prochain sur la liste ? D’ailleurs je n’aurais pas aimé être un des deux derniers : on n’a même pas parlé de leur mort au 20H, même pas un petit film hommage sur Arte. Et pourtant, jamais nous n’oublierons leurs plus grands succès. Le Euh, comment déjà… La, heu… ça va me revenir… Le Grand Blond avec une chaussure noire. Non c’est pas ça… zut ça m’échappe.

Je n’aimerais pas être un monstre sacré. A vue de nez, ça a l’air vachement mortel comme titre. Et c’est l’hécatombe, la série noire dure depuis 1926 et la mort de Rudolph Valentino. Quand cessera-t-elle ?

Tiens, on a des monstres sacrés sur Mon Leg ? Je serais Hobo, je souscrirais une assurance-vie fissa…

Jun 24
Quand le Québec s'invite à Paris...

Je pense que Taranys avait déjà parlé de ce site : les têtes à claques.

Un petit rappel ne fait pas de tort, surtout que le dernier opus est croustillant... et nos amis Parisiens en prennent pour leur grade !
A visiter d'urgence, tabarnak. Ah ces crisses de Québécois...

PS : en ce 24 juin, une bonne fête nationale du Québec à tous les Québécois et Québécoises.

Jun 19
Le Belge sans peine (Leçon n°4 : Liégeois, Liégeoises, je vous ai compris ! )

A quelques jours du deuxième visu Mon Legionnaire en l’ardente cité (pour plus de renseignements, cliquez ici ), je me devais de ressusciter mon blog pour un nouvel opus de la méthode à Quatmille (Liège).

Vous pensiez connaître suffisamment le Belge que pour venir à Liège ? Que nenni, valet ! Pour être compris à Liège, il ne suffira pas de jongler avec les septante et nonante.

Démonstration !

Vous savez tous ce que c’est un bonbon non ? Et bien à Liège, pour avoir des bonbons (parce que les fleurs c’est périssable), vous demanderez des chiques (par contre en demandant une chique ailleurs en Wallonie, vous recevrez un chewing-gum, successeur de la chique de tabac). Si vous demandez un bonbon à Liège, on vous donnera des petits gâteaux (NB : que dans le reste de la Belgique nous appellerons biscuits…). Et si vous demandez un biscuit, vous aurez une biscotte pour votre soupe ! Pour avoir un chewing-gum, demandez donc un chicklet.

Quelques mots que vous entendrez au hasard des rues ou lirez sur les menus.

Oufti : c’est le mot que le Liégeois prononcera le plus au court de sa journée. En gros résumé, c’est pour marquer la surprise, l’étonnement voire l’admiration. Ex. Oufti qué belle caille y’avait devant le perron…

Barakî : à l’origine, personne mal habillée, vivant dans un taudis (une baraque). Par extension, c’est devenu un juron.

(Grosse) bièsse : idiot. Ex. Mé kén grosse bièsse

Boulet : Le boulet, spécialité liégeoise dont je vous ai déjà parlé, est pour rappel une boulette de viande hachée. Recommandé : la sauce liégeoise couramment appelée sauce lapin.

Routier (ailleurs en Belgique : mitraillette) : sandwich avec des frites.

(Filet) américain : tartare.

Lacquemant : ça va être difficile à trouver à cette saison. C’est ZE dessert de la foire d’octobre. C’est une sorte de galette plate fourrée d'un sirop sucré, genre sirop d’érable.

Liégois : ça se perd, mais il y a quelques années, c’était la boisson non alcoolisée des djeunes : grenadine + orangeade.

Café Liégeois : vous connaissez ça non ?

Sirop de Liège : Marmelade à tartiner, à base de pommes et poires.

Jupiler : ah non désolé, c’est plus Liégeois, ça a été racheté par les Brésiliens. Mais ça reste quand même la bière la plus consommée en Belgique.
Voilà, je compléterai/corrigerai ce paragraphe en fonction des commentaires que les autres Liégeois me laisseront.

Viendez nombreux au visu !

Mar 7
Le Belge sans peine (Leçon n°3 : une star nationale)

Afin de bien préparer votre séjour en Belgique, il semble important de consacrer plusieurs leçons à la nourriture, qui si par le goût ressemble fort à sa sœur française, de part son vocabulaire s’en détache un peu.

En Belgique, vous déjeunerez les matin, vous dînerez à midi, prendrez éventuellement un goûter vers 16h et vous souperez le soir.

Si vous êtes pressé, prenez votre repas dans une friture (friterie). Les meilleures fritures sont appelées fritkot à Bruxelles et baraques à frites en Wallonie. Il s’agit le plus souvent d’une caravane transformée (je mets au défi quiconque d’encore la tracter !). Mais les pompiers belges n’étant pas folklore (non je déconne ami pompiers, c’est vrai que la sécurité n’a aucun prix), c’est en train de disparaître au profit de structures plus sécurisées dans des bâtiments « en dur ».

La star locale est bien sûr la frite. Une frite belge est (pour bien faire) cuite dans un mélange de graisses animales (60% de blanc de bœuf, 30% de saindoux de porc et 10% de blanc de cheval, recette donnée dans le film Camping Cosmos). Une vraie frite belge ne se cuit pas dans l’huile végétale que diable ! Une vraie frite belge est cuite deux fois dans des bains de graisse fondue à deux températures différentes. L’un autour de 165-170 (cent septante) degrés (pour la cuisson), l’autre autour de 185-190 (cent nonante) degrés (pour être bien croustillante).
Histoire de bien équilibrer le tout, hors de question de mettre de la moutarde (ça va pas la tête ? c’est bien trop diététique).

Sauces : les valeurs sûres : mayonnaise, andalouse, samouraï, américaine, barbecue. Le ketchup et le curry ketchup sont également très demandés. Lesquelles connaissez-vous en France ? Il me semble que vous ne connaissez ni l’andalouse, ni la cocktail mais je peux me tromper.
Anciennement, le piccalilli (pickles) britannique avait la côte, mais il me semble sur le déclin.
A Liège, vous trouverez également la fameuse sauce lapin, à base de sirop de Liège et qui se consomme chaude.

Viande : rien de tel qu’une bonne crasse pour accompagner vos frites. A noter que le terme viande ne présume en rien de la composition de votre mets. La star des crasses est la fricadelle, seigneur des friteries. La fricadelle (ou fricandelle) est une espèce de saucisse recomposée. La composition de la fricadelle est assez incertaine, ce qui n’empêche que ça a bon goût de ses exhausteurs. D’ailleurs, si on savait ce qu’on y met vraiment dedans, on n’en mangerait plus. La fricadelle est au bifteck ce que le surimi est au filet de sole. Pour changer, vous pouvez enrober votre fricadelle de chapelure, vous obtiendrez une viandelle (admirez au passage notre sens de l’auto-dérision typiquement belge).
Vous pourrez également goûter un poulycroc. C’est également une saucisse recomposée entourée de chapelure, mais là vous avez une certitude : c’est du poulet.
Pour faire exotique, prenez un loempia (prononcez ça loum-pia), c’est une sorte de rouleau de printemps, mais on a gardé le nom hollandais.
Enfin, à Liège, je vous recommande de choisir le boulet sauce lapin chaude (encore cette sauce ?). Le boulet, c’est facile, c’est une grosse boulette de viande (de la vraie viande hachée !). Et la sauce lapin (ou liégeoise) je vous l’ai déjà expliqué.

Si vous êtes téméraire, vous prendrez peut être une mitraillette. N’ayez pas peur, il ne s’agit pas de commettre un hold-up. La mitraillette est peut-être en train de devenir la quintessence de la crasse belge. Je crois que vous appelez ça sandwich américain chez vous (mais si vous demandez un sandwich américain chez nous, vous aurez un sandwich avec du tartare).
Elle est également appelée routier à Liège (ah oui faudra que je fasse une leçon consacrée aux Liégicismes).
La mitraillette est un morceau de pain français (une baguette quoi ! voir une prochaine leçon où je vous conterai une anecdote vécue à Givet) que vous tartinez d'une sauce au choix (pas de moutarde, voir ci-dessus). Vous ajoutez ensuite une « viande » au choix (voir plus haut) et vous parsemez le tout de frites. Le comble du chic est de manger d’abord les frites mais d’en laisser un peu pour finir le sandwich (certains de mes amis belges ne parviennent pas à mélanger pain et frites, ça demande une certaine préparation mentale). Parfois on peut mettre des crudités en plus, mais ça devient alors beaucoup trop diététique, donc à proscrire.

Boisson : la Jupiler (la reine des bières pils) en cannette pour les alcoolisées ou le coca (pas light) pour les NA (mais ça vous connaissez le coca, ils vous ont envahi aussi non ?) sont les stars du marché.

Bonne digestion à tous, et à bientôt pour une nouvelle leçon du « Belge sans peine ».

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