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Aoû 16
Le Jules Verne méconnu du jour : "L'épave du Cynthia"

Salut les légionnaires,

"L'épave du Cynthia" est un roman de Jules Verne, co-signé (cette fois) avec le fameux André Laurie, alias Pascal Grousset, qui avait déjà "inspiré" l'ami Jules à deux reprises, mais dans l'anonymat ("Les 500 millions de la Bégum" & "L'Etoile du Sud").

Ce Verne-Laurie méconnu est pourtant très vernien, avec ses braves et ses méchants, et ses voyages maritimes autour du monde.

L'histoire

Le jeune Erik Hersebom vit des jours heureux dans sa famille de pêcheurs norvégiens, établie dans un fjord de la région de Bergen. Son intelligence – et ses traits peu nordiques – sont remarqués par le magnat de la pêche à la morue, le docteur Schwaryencrona, qui convainc ses parents d’accepter de lui confier leur garçon pour qu’il puisse faire des études dignes de lui. Plus important encore, le Docteur arrache un secret au brave pêcheur : Erik n’est pas son fils biologique : il l’a trouvé, bébé de sept mois, flottant sur une bouée « étiquetée Cynthia » !
Erik sera mis au courant, et cherchera, avec l’aide de son bienfaiteur à retrouver ses origines. Ils obtiennent enfin des premiers indices et recherchent obstinément un marin qui aurait survécu au naufrage, Patrick O’Donoghan. Bientôt se manifeste un bien étrange personnage, Tudor Brown, qui fait tout pour brouiller les pistes…. Voici qu’enfin, un navire d’exploration polaire bloqué dans le Détroit de Béring, la Véga, donne des nouvelles par hasard : le matelot se trouve à son bord. Erik et ses amis arment un navire, l’Alaska, afin de récupérer le témoin…mais Tudor Brown est là pour d’abord semer des embûches, puis les prendre de vitesse et s’emparer du matelot avant eux. Finalement les deux intrigants sont tués….Le mystère reste entier. Erik devient cependant un héros en étant le premier navigateur à réussir un voyage circumpolaire. Une mini-biographie est réalisée, traduite dans le monde entier…ce qui lui permettra de retrouver sa mère et son grand-père.

Cette "Epave du Cynthia" est une belle découverte pour les amateurs des Voyages Extraordinaires de Jules Verne. On y retrouve un parfum des "Enfants du Capitaine Grant" mais plongés dans les mers arctiques....A regretter cependant qu'il s'agit d'un Verne sérieux et plutôt dramatique, et qu'on n'y trouve en conséquence pas de personnages farfelus et donc pas vraiment d'humour.

A ne pas rater pour les fans ...

Bishopkiller

Aoû 9
Le film mythique du jour : "Alien"

"Alien, le huitième passager" est un film américano-britannique réalisé en 1979 par Ridley Scott.
Inscrit dans la lignée de la science-fiction spatiale de "2001, Odyssée de l'espace" (1968), de "Rencontres du 3e Type" (1977) et surtout du phénoménal "Star Wars" (1977), "Alien" ajoute cette insupportable atmosphère d'huis-clos infernal à la science-fiction classique qui en fera un des films mythiques des années 70, engendrant la fameuse "saga" des Aliens....

Le synopsis (on ne sait jamais...)
Notre futur. Le cargo-interstellaire Nostromo est en route pour la terre. Ses sept membres d'équipage, le capitaine Dallas, les officiers Ripley, Kane, Lambert, l'officier scientifique Ash et les deux mécanos, Brett et Parker, ainsi que le chat Jones, sont réveillés de leur hibernation par l'ordinateur de bord, "Maman". Un signe de vie potentiel a en effet été détecté et la mission prévoit que ce type de signe soit examiné....Une navette débarque sur une planète pas trop sympa et nos explorateurs découvrent un vieux vaisseau spatial sous lequel se trouvent de bien étranges oeufs....Kane est attaqué par une espèce d'embryon affreux et est ramené dans le vaisseau principal.... la bestiole va bientôt se transformer en monstre abonimable et une guerre sans merci va débuter dans l'atmosphère glauque du Nostromo...

Si les premières images du film (vaisseau naviguant paisiblement dans l'espace) nous rappellent franchement l'univers de Star Wars, le blanc cru de l'intérieur et "Maman" nous remémorent tout à fait "2001, Odyssée..."; le 8e passager va apporter son style bien propre : ses différentes mutations, aussi abominables les unes que les autres, ses apparitions furtives et peu claires, ont frappé les esprits.

Ridley Scott nous emmène dans un thriller époustouflant dans lequel un serial-killer d'un genre nouveau s'en va zigouiller des humains bien mal équipés.
Les couleurs sont également savamment dosées : entre le blanc violent de la "salle à manger" ou du labo où règne un calme apparent et l'obscurité de la salle des machines ou des conduites d'aération, le spectateur n'a pas le temps de souffler, et s'attend au pire - avec raison - dès qu'un des membres de l'équipage se retrouve seul.
Et impossible de prédire celui ou celle qui s'en sortira dans ce film sans réel héros (sauf dans sa phase finale)... Un régal !

L'anglais Ridley Scott, dont Alien, n'est que le 2e film, sera à l'aube d'une grande carrière de films à grand spectacle ("Blade Runner", "Thelma & Louise", "Gladiator", "Kingdom of Heaven" ou encore récemment "American Gangster"). Avec son frère Tony, égalemment réalisateur ("Top Gun"), il formera rapidement une société de production.

La distribution est courte (7 acteurs) mais est intéressante.

- L'inoubliable Sigourney Weaver incarne l'héroïne Ellen Ripley. Avec ce troisième film, elle atteint le statut de star est son nom restera à jamais associé à celui de Ripley, qu'elle réincarnera dans les trois épisodes suivants ! On la reverra également avec plaisir dans "S.O.S. Fantômes" (?), mais aussi dans "Gorilles dans la brume" et tout récemment, un peu vieillie, dans "Avatar".

- Tom Skerritt interprète le rôle du capitaine Dallas. Habitué aux seconds rôles, de durs, dans les films d'actions, on se souviendra de lui dans "M.A.S.H." ou encore dans "Top Gun".

- John Hurt interprète le lieutenant Kane. Tête connue du grand écran (et du théâtre), c'est pourtant sans montrer son visage qu'il recevra l'Oscar pour son interprétation émouvante de John Merrick, l'Homme-Eléphant. On le reverra dans des films aussi divers que "Midnight-Express", "V for Vendetta" ou encore dans "Harry Potter"

- Ian Holm interprète l'officier scientique Ash. Acteur peu connu, on le rencontre pourtant par-ci, par-là, notamment dans le "5e élément", dans le rôle d'Himmler ("Holocauste") et bien entendu dans celui de Bilbon Sacquet ("Le Seigneur des Anneaux")

Les trois autres sont beaucoup moins connus : Veronica Cartwright (Lambert), Harry Dean Stanton (Brett) et Yaphet Kotto (Parker).

On ajoute la musique de Jerry Goldsmith, infatigable compositeur spécialisé dans les films/feuilletons (Poltergeist / Twilight Zone) et on obtient le film parfait, pour les amateurs.

Le succès d'Alien générera des suites, avec la belle Sigourney et les vilains aliens comme charnière, et avec de grands noms derrière la caméra :
- Aliens "Le retour" en 1986 de James Cameron;
- Alien3 en 1992 de David Fincher;
- Alien - Résurrection en 1997 de Jean-Pierre Jeunet.
Etonnamment, ces suites ne sont pas si mauvaises, sans doute grâce à la présence (dans les deuxième et troisième épisodes) d'un bon robot-humain dénommé...Bishop !

Suivront encore deux ou trois "Aliens vs Predator" qui relèvent plus du grand guignol !

Alien remportera l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, et est classé 44e meilleur film de tous les temps dans le toujours peu fiable classement IMDB.

A voir ou à revoir pour les amateurs et surtout , rappelez-vous que DANS L'ESPACE, PERSONNE NE VOUS ENTEND CRIER

Brrrishopkiller

bishopkiller EmailCinémaPermalink 7 commentaires
Jul 16
La BD mythique du jour : "Tintin au Pays de l'Or Noir"

Salut les légionnaires,

« Tintin au pays de l’or noir » est le 15e album de Tintin, publié en 1950.

Ce Tintin est l’un des plus originaux dans son histoire chronologique, en ce sens qu’il aurait dû être le huitième de la série, et paraître vers 1939-40 dans la foulée du « Sceptre d’Ottokar » !
Mais voilà, avec l’arrivée des Allemands, et la suppression du célèbre journal « Le Petit Vingtième » , l’aventure, pourtant déjà pré-publiée (en noir et blanc) retourna dans le grenier d’Hergé.

La particularité de « L’or noir » viendra du fait qu’Hergé reprendra ses activités et publiera, notamment pendant la guerre, d’autres aventures du héros en pantalon de golf au cours desquelles il fera la rencontre de ses plus fidèles complices : le capitaine Haddock et le professeur Tournesol !

En effet, le premier album de la Guerre fut « Le crabe aux pinces d’or » où il rencontre cet ivrogne qui deviendra son meilleur ami pour la vie. Puis, occupation oblige, ce fut « L’Etoile mystérieuse », album profondément anti-américain, suivi des deux célèbres albums de la chasse au Trésor de Rackham-le-Rouge (plus enjoués en ces périodes tristes : Hergé voulait vendre du rêve) là où Tintin rencontrera Tryphon Tournesol et où Haddock achètera Moulinsart…

Ce n’est finalement qu’après le périple inca de Tintin, publié juste après la Guerre, qu’Hergé se décida à finir « L’or Noir ».
Mais re-voilà, entretemps Haddock et Tournesol sont devenus des personnages majeurs de l’œuvre !
Il sera amusant de voir comment Hergé leur trouvera une toute petite place dans cette aventure arabe :
- en début d’aventure, Haddock apparaît furtivement dans une seule case de la page 3 où il apprend qu’il est mobilisé par le Ministère de la Marine ; il réapparaît comme par enchantement en page 54 pour délivrer Tintin et accompagne le héros jusqu’à la fin de l’histoire en essayant vainement d’expliquer ses propres aventures : le tour de passe-passe d’Hergé est un hilarant trait de génie qui lui permet d’inclure Haddock de manière incomplète dans son histoire ;
- Tournesol est physiquement absent de l’aventure, mais on parle de lui à l’avant-dernière page : c’est Tryphon qui effectue les analyses du fameux additif explosif N14 ; on ajoute une microbienne allusion à Moulinsart (dernière page), à moitié détruit par les expériences du savant professeur !

A part ça, « Tintin au Pays de l’or noir » reste très amusant (merci les Dupondt) et Hergé va quelquefois se surpasser dans les noms des lieux et des personnages, au grand plaisir des lecteurs belges, en particulier bruxellois :
- on y rencontre le scheik Bab El Ehr (tiré du bruxellois « babeleer » qui signifie « papoteur ») ; ou encore le conseiller Youssouf Ben Moulfrid...
- on visite les villes de Hasch-el-Hemm, et surtout Wadesdah (qui signifie « Qu’est-ce qu’est que ça ? » en bruxellois).

Hergé nous fait découvrir cet excellent petit voyou d’Abdallah avec ses farces et attrapes qui égaient la fin de l’histoire, ainsi que le caractère franchement versatile de son papa qui aime tant son petit agneau en sucre....

Et du côté des vieilles connaissances (Hergé aime les personnages récurrents), outre les incontournables Dupondt, on y retrouve l’infâme Docteur Muller (L’Ile Noire) ou encore le Portugais Oliveira da Figueira (Les Cigares du Pharaon).

Le lecteur retrouvera avec plaisir Abdallah et quelques autres de ces protagonistes hauts en couleurs dans "Coke en Stock"

Ah oui ! J'allais oublier le synopsis de cette aventure pétrolière....
Eh bien non ! Psa de synopsis cette fois : lisez ou relisez cette délicieuse aventure, Tonnerre de Brest !

Bishopkiller

bishopkiller EmailB.D.Permalink 18 commentaires
Jul 5
Le film mythique du jour "Lawrence d'Arabie"

Salut les légionnaires,

"Lawrence d'Arabie" est un film historique de presque 4 heures réalisé par David Lean en 1962, sur base du roman autobiographique "Les sept piliers de la sagesse" de Thomas Edward Lawrence.

Ce film consacrera ses deux acteurs principaux, Peter O'Toole et Omar Sharif, mais son principal héros demeurera...le désert !

Le synopsis est assez simple puisque le film nous conte l'épisode arabe de la vie de cet officier aventurier que fut D.E. Lawrence : Le Caire - 1914 - jeune lieutenant britannique sans envergure, Lawrence se prend de passion pour le désert et pour la cause arabe dans son combat contre les Turcs. Grâce à son charisme, il parvient à unifier les Arabes contre l'envahisseur ottoman et remporte de grandes victoires militaires qui font de lui un héros. Héros mythique mais tourmenté, Lawrence n'est pas parfait et ne prend pas toujours les bonnes décisions et pourtant il conservera la confiance des Arabes avant de rentrer en Angleterre, dégoûté par les manoeuvres politiques de ses supérieurs.

Le film est magistral, combinant les images grandioses, l'épopée guerrière et l'esprit tourmenté du héros, le tout encadré par la musique inoubliable de Maurice Jarre.

Le spectateur est d'abord surpris par le générique du début : cinq minutes d'écran noir et le seul thème musical principal ("pour mieux s'imprégner" disait David Lean). Ensuite la première partie du film est l'ascension spectaculaire et optimiste de Lawrence, fasciné par le désert, que les images fantastiques rendent tellement fascinant ! C'est la meilleure partie (à mon avis) avec l'épopée qui progresse, lentement mais sûrement, à l'image du train monotone des vaisseaux du désert.
La deuxième partie est plus pessimiste et plus ambiguë : la politique intervient, et le comportement torturé du héros, tantôt doux, tantôt violent, ternit peu à peu son image : Lawrence avoue petit à petit sa haine de ce désert jadis si séduisant, reconnaît qu'il n'est qu'un homme comme les autres et qu'il aspire simplement à une vie paisible....Le mythe s'effondre brutalement et et le film se termine tout aussi brutalement avec le départ de Lawrence !

Lean a parfaitement réussi son challenge de retracer la vie d'un des plus grands héros de l'histoire militaire britannique, malgré cette approche qui met en avant non seulement l'héroïsme de Lawrence, mais aussi son caractère très ambigu, surtout pour l'époque (Lean ne fait pour cacher le comportement à tendance homosexuelle de son héros, pas si évident en 1962).

La distribution est impressionnante :
- Peter O'Toole est un Lawrence très convaincant (et très ressemblant)

Ce rôle lui donnera un statut de star; il tournera ensuite dans une pléiade de films, dont "Goodbye Mr Chips" (oscarisé), ou encore "Le Dernier Empereur".

- Omar Sharif incarne l'inoubliable chef de guerre Shérif Ali Ibn et Kharish; on le retrouvera trois ans plus tard dans le "Docteur Jivago" du même David Lean.

- Anthony Quinn incarne l'autre chef de guerre, Auda Ibn Tayi. Habitué aux westerns, A. Quinn percera en 1964 grâce à "Zorba le Grec" , bien sûr, et aussi avec "La 25e heure" (1967)

- Alec "Obi-Wan-Kenobi" Guiness interprète un surprenant Prince Fayçal Ibn Hussein; lui aussi est un "copain" de Lean puisqu'il tourna le célèbre "Pont de la Rivière Kwaï" en 1957. Le génial réalisateur ne l'oubliera pas puisqu'il lui donnera un dernier rôle dans son "Passage to India" en 1984 !

David Lean ("Lawrence d'Arabie", "Le Pont de la Rivière Kwaï", "Docteur Jivago") reste à ce jour un des grands spécialistes de ces super-productions épiques !

A noter qu'il s'agit d'un film bien mysogine car on n'y trouve pas la moindre présence féminine : avec ses 227 minutes, "Lawrence d'Arabie" détiendrait l'étrange record du plus long film sans le moindre dialogue féminin !

Deux anecdotes :
- Alain Delon fut approché pour jouer le rôle de Shérif Ali; les essais furent concluants et le bel Alain fut engagé à condition de porter des lentilles lui rendant les yeux bruns.... Malheureusement le bel Alain ne supporta pas les lentilles et dut déclarer forfait !
- le rôle principal fut d'abord offert à Marlon Brando; ce dernier déclina l'offre, préférant endosser le rôle de Fletcher Christian dans "Les Révoltés du Bounty".

Notons encore que David Lean eet Alec Guiness furent anoblis par la reine d'Angleterre.

Les récompenses :
- "Lawrence d'Arabie" rafla pas moins de 7 Oscars en 1963 dont ceux
- du meilleur film;
- du meilleur réalisateur;
- de la meilleure musique;
- le film est classé 7e meilleur film de tous les temps par l'American Film Institute;
- et il est classé 43e meilleur film de tous les temps sur le site IMDB.

A revoir absolument !

Bishopdesert

bishopkiller EmailCinémaPermalink 17 commentaires
Jun 29
Le candidat des cons

Et bien oui. Oui, moi aussi, oui, et bien. Moi aussi, je me lance, à mon tour, dans la grande bataille électorale (...), et bien que je sois parfaitement inconnu sur la grande scène politique, j'ai trouvé un truc terrible pour obtenir un max de suffrages, puisqu'en effet, je me présente en qualité de candidat des cons.

Pourquoi ? Parce que vous êtes nombreux !

En tant que candidat des cons, je pense piquer autant de voix à la gauche qu'à la droite, ainsi que toutes les voix du centre (puisque le centre est divisé en deux : les cons de gauche et les cons de droite)

Vous allez me demander et je vais vous répondre... voila qui est fait .

Il arrive parfois, il arrive même quelque fois, il arrive donc assez souvent que des journalistes me demandent "Mais quel est votre programme ?". Eh bien, il va de soi que mon programme est un programme à la con !

Vous allez me dire que tous les programmes sont des programmes à la con et il faut être un con fieffé pour croire aux programmes ? je vous répondrais... euh... oui. Mais seul mon programme a le courage de se baptiser "programme con" sur la couverture, alors que les autres programmes, il faut d'abord les lire pour en arriver à la conclusion du mien. Tandis qu'avec le mien, nul besoin de se faire chier le burnous à le lire, ce qui vous laissera du temps pour faire vos conneries en sachant que je ferai tout pour que vous en fassiez davantage. Car nous en avons fait beaucoup, mais il nous en reste beaucoup à faire.

J'ai fait imprimer des Tshirts qui sont en vente dans toutes mes permanences et sur lesquels on peut lire : JE VOTE CON.

Vous allez dire "je vote con", c'est un pléonasme, et qu'il suffirait d'écrire "je vote" pour que les gens vous disent : CON?" Certes, certes, mais j'ai fait écrire JE VOTE CON parce que les cons ne savent pas ce qu'est un pléonasme. Un con qui apprendrait ce qu'est un pléonasme ne voterait plus, deviendrait intelligent, commencerait à réfléchir, finirait par se gouverner lui-même. Je n'ai que faire des marginaux.

Etant donné le succés électoral que je vais remporter, il est possible , il est même fort possible, il est possible même fort; il est possible, fort même, que le président de la république se dise, je shite : "Merde ! ce chié mec est un mec chié, je vais le prendre comme premier ministre", comme quoi un con chasse l'autre et je pense qu'après jacques Chirac et raymond barre, ma gueule de con ne décevra pas les admirateurs des deux précédents. Mais si je suis élu premier ministre, il va me falloir composer un gouvernement de cons, avec des ministres cons et ma tâche sera bien délicate, car pour touver plus cons que les ministres actuels, va t il falloir que j'aille recruter à l'Académie française, dans l'équipe des verts de saint étienne ? puisque la culture et le sport sont devenus les hauts de la connerie française. D'ailleurs, dans mon gouvernement, j'ai l'intention de fusionner le secrétariat des sports, avec le secrétariat de la Culture pour en faire un secrétariat unique, que j'intitulerai "le Haut Secrétariat Ministériel des Réalisations Fascistes" car je ne fais pas de politique .

Et comme tous les hommes politiques, je ne suis pas un homme du passé, je suis un nostalgique de l'avenir. Chères connes, chers cons, vous avez devant vous un homme qui ne demande pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour pouvoir pouvoir. Oui, la nuance vous échappe puisque vous êtes con, mais plus vous êtes cons, moins il y aura de nuance et quand vous serez complètement cons, la nuance aura disparu à un point tel qu'il n'y aura plus de clivage entre les petits cons, les grands cons, les jeunes cons, les vieux cons, les gros cons et les sales cons, ce sera la fin du régime des partis. Mais, il fallait aux cons qui sont actuellement dispersés dans toute les couches de la société, une tête.

Je vous propose la mienne, elle n'est pas parfaite mais avec un peu de persil sous le nez et un an d'abonnement à Télé 7 Jours, je serai fin con pour affronter les urnes pour une crance encore plus fonne.

Mous avec Toi! Nous naincrons car nous sommes les plus conbreux. "La répoubelle nous applique !!!"

Malheureusement je n'ai pas le talent pour écrire de tels joyaux...
Merci à Patrick Font d'avoir créé ce texte génialissime en 1978 ( déjà !! )et qui n'a pas pris une ride...

Patrick FONT. (v: http://auteursreunis.free.fr/catalogueDif.htm

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